Cela a débuté par un licenciement pour cause économique en 2006. Un tournant dans une vie professionnelle débutée dans cette entreprise presque dix ans plutôt. Un poste de travail pris après une vie d’étudiante “à la cool”. Des études que l’on suit pour de mauvaises raisons si ce n’est que pour faire plaisir. Du moins sans vraiment de conviction.
Ici ou ailleurs, pour moi, à l’époque, cela revenait au même. L’intérêt d’une entreprise s’installant dans une zone industrielle, d’un recrutement passé avec succès, de taches et d’un environnement de travail qui me convenaient.
Dix années d’une vie rythmée d’un “train-train” quotidien du type “boulot dodo”, accompagné de quelques vacances. Puis un jour, une nouvelle que l’on prend en pleine face : l’entreprise doit fermer, Messieurs Dames, désolé, c’est ainsi. Alors on rentre la tête basse à la maison. La société me voudra-t-elle encore demain ? Mon mari, mes enfants… Ma vie pourra-t-elle poursuivre son chemin ?
Une année 2006 difficile, à se poser une tonne de questions, toute plus fragiles les unes que les autres. Et un mari rassurant, des enfants comprenant une situation et une maman fragilisée.
Rénover notre maison fut très rapidement une soupape ou je me réfugiais avec frénésie. Depuis le temps que des murs devaient recevoir une nouvelle peinture, que certaines cloisons devaient être abattues… Cette maison devait faire peau neuve depuis notre arrivée ici, mais le temps manquait.
Puis sont venues des amies pour la crémaillère de ces nouveaux lieux et une idée que me souffla l’une de mes meilleurs amies “Je suis persuadé qu’il existe bon nombre de maison dans le secteur qui seraient intéressée par une telle rénovation. Et si l’on commençait à voir cela ?”
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